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Comment renforcer sa confiance en soi ?

Vous arrive-t-il parfois de vous sentir oppressé(e) par certaines relations personnelles ou professionnelles ? De vous sentir lâche aussi pour ne pas dire "non" quand il faudrait ou bien "je n'ai pas envie", "je ne comprends pas" ?


STOP !! Avant d'attraper le premier martinet ou la première cravache qui passe du ("j'aurais du faire ceci ou bien dire cela") il est important de considérer ce qui suit :


Dire non, parler en public ou poser des limites claires à un enquiquineur éventuel (ex : collègue, patron, parent, gosse, ami) nécessite un ingrédient essentiel : l'Amour de Soi.


Qu'est-ce que c'est que ça ? : Se traiter soi-même avec la même patience et la même bienveillance que l'on traite la personne que l'on aime le plus au monde. "Charité bien ordonnée commence par soi-même".


Loin d'être une question de destin ou d'héritage, l'Amour de Soi s’apprend, se pratique comme le reste, et s'amorce tout simplement ainsi : une rencontre (ou une lecture), une prise de conscience, une décision et une mise en application.


Mais avant de parler de technique, rappelons-nous d'abord le très sage conseil de l'ami Hippocrates :


"Avant de soigner quelqu'un, demande-lui d'abord s'il est prêt à arrêter le comportement qui cause ses troubles".


Êtes-vous prêts ?? Accepteriez-vous de faire un test simple cette semaine : Juste de ne pas vous insulter ? : je m'explique.


L'Amour de Soi se compose de l'estime de Soi (la valeur que je m'accorde), de la vision de Soi (l'image que je me fais de moi-même) et de la confiance en Soi (ma capacité à affronter les situations actuelles ou nouvelles qui se présentent).


Ces trois composantes se musclent naturellement au quotidien par :

  • La pratique d'activités nouvelles et agréables.

  • En nous rapprochant de personnes qui partagent nos valeurs et notre façon de voir le monde.

  • En prenant notre temps régulièrement.

  • En apprenant des choses qui nous passionnent.


Pléthores d'activités, de lieux et de relations remplissent ces 3 réservoirs à la condition bien sûr de ne pas passer notre temps à les percer nous-mêmes.


Comment les perçons-nous ?


Avez-vous des expressions, des "mots doux" ou carrément des insultes que vous vous dites quand vous ne correspondez pas à ce que vous attendez de vous-mêmes ?


"Abruti, tâche, tarte, (gros) con, débile, minable... (pour les plus courants) ?"


Pour ma part, ce furent des années de "putain t'es con", quand j'oubliais quelque chose, quand je faisais une erreur, quand je blessais quelqu'un...


Sans m'en rendre compte et au fil du temps s'était immiscé dans mon langage quotidien tout un tas de petites "claques réflexes" que je me mettais dans les gencives.


En quoi cela représente-il un problème ?


1/ Risque de somatisation : Quand le corps fait ce que la tête lui dit !!


Autant une partie de notre esprit est en capacité de résoudre n'importe quelle équation, d'agencer des idées entre elles et de trouver des solutions d'elle-même, autant l'autre partie, très terre à terre, prend tout ce que nous disons au premier degré. Sans filtre.


C'est pourquoi j'alerte souvent les personnes utilisant des expressions du type "je le garde pour moi" (risque de constipation) ou "je le prends sur moi" (risque de douleur de dos).


Les auto-insultes citées plus haut ont un effet quotidien dévastateur sur l'estime, la vision et la confiance que nous nous portons à nous-mêmes car à chaque insulte, un coup. A chaque coup, une réaction physique :


Chute du taux d'endorphine (joie / plaisir), de sérotonine (humeur / énergie), d'ocytocine (amour / appartenance) : cela crée une ambiance intérieure brève de morosité, d’apathie, et de tristesse.


2/ Risque de parasitage cognitif : notre capacité à réfléchir, organiser et décider !


Il m'est souvent répondu qu'il s'agit de se mettre un petit coup de pied au cul, ou bien une piqure pour attirer l'attention. Être plus vigilant ou plus performant.


Des années à étudier la question et un verdict : je n'ai pas encore trouvé de fonctions pratiques positives à cette habitude. Elle peut effectivement maintenir l'attention et développer la vigilance, mais à quel prix ?


D'autre part, l'effet corporel énoncé plus haut saborde tellement l'énergie du corps et de l'esprit, qu'il finit par avoir un impact sur notre efficacité sur le long terme.


On se cogne de plus en plus souvent pour de moins en moins de résultats.


3/ Risque de relations déséquilibrées : "Fais-moi mal Johny !!"


Troisième et dernier problème que pose ces savoureuses habitudes langagières : la qualité des relations que nous nouons autour de nous.


S'insulter soi-même porte différents noms selon les grilles de lecture : "auto-mutilation", "auto-entrave", "masochisme". Le fait de tolérer ou de rechercher la douleur et l'échec.


Loin d'être quelque chose qui n'a de conséquences que pour nous, cette habitude à l'auto-rabaissement "attire" certains types de relation.


Lesquels ?


D'après vous, qui est naturellement attiré par quelqu'un qui aime ou bien est habitué à avoir mal ? Quelqu'un qui est habitué à donner des coups !! ("sadique" pour les intimes).


C'est le tristement célèbre duo : "sado-maso".


Nous oublions souvent qu'évoluer dans un contexte qui s'appelle lui-même "torture" (ét."Travail" : Tripualium, "objet de torture"), peut créer des dynamiques insidieuses de "domination-soumission".


Quoi de plus naturel que d'avoir mal quand on se torture, n'est-ce pas ???


Quand ce n'est pas le persécuteur en mal de pouvoir qui montre son nez, l'autre personnage attiré par les signes de faiblesse est le "sauveur" ("Zorro", "béquille", "bouclier vivant").


Toutefois, qu'il soit sauveur ou bourreau, la qualité relationnelle n'est pas nécessairement au rendez-vous. La relation reste bancale.


En résumé, que ce soit pour ses conséquences physiques, cognitives ou bien relationnelles, voilà 3 bonnes raisons de mettre fin à cette bien dangereuse habitude de "l'auto-insulte".


Comment ?


Voici un protocole simple (en tout cas qui a fonctionné pour moi et de nombreuses personnes de ma connaissance) :


First : "identifier"


La première semaine, je vous invite à vous promener avec un petit calepin prévu à cet effet, dans lequel vous allez reporter tel un anthropologue tous ces mots, phrases ou expressions assassines que vous vous dites spontanément*.


* Celles-ci sont les plus dangereuses car nous les disons de façon réflexe sans forcément nous en rendre compte.


Two : "Compter"


Rien de tel que les faits pour prendre la mesure réelle des choses. Sur le même calepin, vous comptabiliserez minutieusement chaque fois que ce ou ces mots jaillissent*.


*La première fois que j'ai mené l'expérience, je me suis arrêté au bout de 3h. J'en étais à 12 "putain t'es con". Faites le compte de combien cela représente d’insultes par semaine. (Je le fais pour vous : 448 fois/semaine)


Tree : "Remplacer en conscience"


Au début, cette étape peut sembler fastidieuse. Elle consiste à se forcer à remplacer par une expression objective ("je ferai mieux la prochaine fois", "personne n'est parfait", "j'ai besoin de mieux connaître tel sujet", "saperlipopette"...), à chaque fois que ce ou ces mots sortent.


Four : "Vigilance et répétition pendant trente jour"


Ce phénomène commence à être connu et bien documenté : entre 20 et 30 jours est le temps que notre cerveau a besoin pour créer un nouveau "schème neuronal", c.à.d un nouveau réflexe.


La première semaine vous me détesterez peut-être, la deuxième semblera plus facile malgré la fatigue, la troisième votre esprit commencera à comprendre à quoi même votre petit jeu, la quatrième l'habitude est créée.



En 1 mois le réflexe est "implanté", en 3 il est "intégré" (vous le faites sans y penser).


Comprendre et pratiquer des techniques pour "dire non", "prendre la parole" ou bien "recadrer un collaborateur" ça marche.


Mais lorsque nous traitons, en parallèle de ces techniques, les causes profondes de ces "faiblesses d'estime”, c'est là que nous rencontrons les résultats les plus spectaculaires et les plus pérennes.


Alors ??? Semaine sans self-insulte ???


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